Argentine : « Beautiful Game » et jeux de pouvoir

Au pays des Fantino et Vignolo rois, où la polémique fait vibrer le pavé déjà battu et usé d’un peuple résolument gréviste et contestataire — la faute à un passé troublé et troublant, entre dictature militaire (1976-1983) et populisme kirchnerien (2003-2015) —, l’adage énonce que football et politique ne font souvent qu’un. Personnification incarnée de cette réalité, descendant d’immigrés italiens au destin unique, président de l’Argentine depuis 2015, « loco del fútbol », Mauricio Macri a su convertir l’enthousiasme de l’afición Xeneizes et Albiceleste en voix électorales. Celui qui défendra ses chances lors de la présidentielle du 27 octobre prochain dans l’optique de briguer un second mandat comme pensionnaire de la Casa Rosada, s’est bâti une légitimité auprès du peuple argentin à travers son engagement dans le football.

Le dualisme football-politique fait partie intégrante de la vie argentine. Il monopolise tous les débats et les échanges au sein des médias, mettant aux prises polémistes et intellectuels, mais aussi célébrités et simples civils. Dans un contexte économique rude où 32% de la population vit sous le seuil de pauvreté (taux le plus élevé depuis la grave crise économique de 2001 tout en composant avec une inflation atteignant 47,6% ainsi qu’un chômage à hauteur de 9%), le fútbol rassemble et unifie les foules et sert d’ultime paravent coruscant aux dernières braises de la population face au souffle glacial et obscur du vide économique et social.

Mauricio Macri, l’ingénieur couvé par son père qui s’est fait un prénom

Mauricio Macri grandit dans la capitale argentine, sous le giron de Franco, son père, une des plus grosses fortunes du pays. L’influence exercée par son père sur la haute finance argentine permet à Mauricio de faire ses armes au sein de diverses sociétés annexées au « Groupe Macri », telles que Creaurban et Sideco (entreprises de construction dans l’immobilier et les travaux publics). Un enlèvement marquant en 1991 (14 jours) et des relations tendues avec son père poussent le Pibe de Tandil à s’émanciper et se lancer dans sa passion de toujours : le football. Hincha de Boca Juniors, celui qui rêvait enfant de porter la camiseta azul y oro et de faire trembler les filets de la Bombonera décide de se consacrer pleinement au joyau de La Boca (quartier populaire au sud de la capitale). Son aura s’étend et Mauricio Macri se fait un prénom comme président mythique d’un Boca Juniors régnant sur le continent, avec 17 trophées glanés entre 1995 et 2007 dont 4 Copa Libertadores, 2 Coupes Intercontinentales et 6 championnats nationaux.

Considéré comme le meilleur dirigeant de l’histoire de Boca, notamment par l’actuel président Daniel Angelici, Macri a su bâtir une équipe portée par un noyau de jeunes joueurs pistés dans les divisions inférieures (Riquelme, Tévez, etc.). Mais tous ces titres acquis par Boca lors de son mandat n’éludent pas les diverses polémiques jalonnant ses 12 années au pouvoir. De la relation tumultueuse entretenue avec l’entraineur à succès Carlos Bianchi aux divers accrocs avec les idoles du club (Riquelme, Maradona), Mauricio Macri et sa « forte personnalité » — dixit Sebastián Battaglia — (joueur le plus titré de l’histoire de Boca avec 18 titres entre 1998 et 2012) froissent et frustrent les protagonistes Xeneizes : tout le monde se souvient de l’iconique célébration de l’Ultimo Diez dédicacée à la tribune présidentielle, les mains grandes ouvertes derrière les oreilles, après un pénalty transformé lors d’un Superclásico en 2001 (tensions nées d’un refus de revalorisation salariale). Le pan rigide et autoritaire de la politique de Macri s’expose au grand jour, agace les opposants, mais séduit une majorité d’hinchas anesthésiés par les victoires et les titres remportés.

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Riquelme, dressé devant Macri, célébrant son but lors d’un Superclásico en 2001 (© eldestapeweb.com)

Le rapport déraisonné des argentins au football : un levier pour Macri et ses ambitions politiques 

« Quand on gagne, on a toujours raison ». Cette citation de Carlos Bilardo (entraîneur champion du monde 1986 justement passé à Boca sous le mandat Macri, sans grand succès) justifie la popularité croissante dont jouit le fils de Franco malgré les scandales de corruption émaillant sa fin de mandat. C’est donc sans surprise que Mauricio Macri, auréolé d’un palmarès conséquent à la tête de Boca Juniors (17 titres durant son mandat), se voit un avenir doré en politique, à l’instar d’un Silvio Berlusconi en Italie. Le premier volet d’une opulente carrière politique le mène vers le poste de gouverneur de Buenos Aires. Aux prémices de son irrésistible ascension, il crée son propre parti Compromiso para el cambio (« Engagement pour le changement ») mais perd ses premières élections en 2003, avant d’accéder deux ans plus tard au statut de député fédéral après les élections législatives. Afin de briguer la mairie de la capitale, Macri quitte la présidence de Boca Juniors, fonde le PRO (Proposition Républicaine, une alliance de droite) et connait sa première grande victoire politique lors des élections de la province en 2007. Réélu en 2011, il encourage des mesures conservatrices, engage des grands travaux dans la capitale, et se positionne contre l’IVG et en faveur de l’armement poussé des forces policières.

L’horizon s’élargit et les échéances nationales se dressent comme l’acmé d’une vie de dirigeant, celle-ci animée d’une fibre libérale et conservatrice. À 56 ans, le natif de Tandil (une petite ville de la province de Buenos Aires) joue dans la cour des grands. Il remporte la primaire en août 2015 au sein de la coalition centre-droite libérale Cambiemos (« Changeons ») mais ne jouit alors que de 13% des suffrages selon les derniers sondages. Lors de la présidentielle, surprenant qualifié au second tour, l’ex-Xeneizes est porté par son bilan flatteur durant ses deux mandats (à la tête de Boca et comme maire de la capitale) et des velléités affichées de redresser un pays au bord de la récession. La dystopie menaçant la société argentine, le peuple jette son dévolu sur le programme ambitieux du diplômé de l’Université catholique argentine.

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Mauricio Macri fêtant au siège de la coalition « Cambiemos » sa victoire au second tour de la présidentielle argentine face à Daniel Scioli le 23 novembre 2015 (© lineasurnoticias.com)

Les promesses et les beaux discours n’ont pas permis d’éviter la récession (2,6% en 2018 après deux violentes crises monétaires et un peso perdant 50% de sa valeur face au dollar). Le président, élu pour un programme ambitieux porté par un plan zéro pauvreté, connait la crise la plus violente depuis celle de 2001, poussant le pays à contracter un emprunt record de 57 milliards de dollars auprès du FMI (Fonds Monétaire International). D’autre part, l’actuel pensionnaire de la Casa Rosada paye certaines directives liées au football. Le projet Fútbol para todos mis en place par Cristina Kirchner et financé par l’État afin de promouvoir le football dans le pays fut aboli. Macri est davantage tenté de transformer le football local en entreprises privées. En outre, l’ingérence de l’AFA depuis la mort du « parrain » Julio Grondona en 2014 (président de la fédération pendant près de 35 ans) pèse sur la sélection nationale et les catégories inférieures. Aucun modèle viable n’est encouragé, aucune réforme n’est envisagée ; enfin, Claudio Tapia (l’actuel président de l’AFA) marque par son incompétence et ne conserve son poste qu’à la faveur d’affinités avec les joueurs majeurs de la selección. Le chaos ambiant propre à la société argentine se paraphrase aux affres du football albiceleste, de la formation des clubs aux équipes nationales. Ces mesures impopulaires nourrissent un climat de frustration et de déception ambiant qui ne laisse à Macri que peu de chances de sauver son bilan à quelques mois d’une élection présidentielle à laquelle il ne partira pas favori.

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Les présidents argentins ayant le plus emprunté auprès du FMI, chiffres en dollars (© La Nación)

Les barras bravas, supporters politiques et parrains des stades

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Les membres de la Doce (barra de Boca) exultent après un but à la Bombonera (© elespañol.com)

Les barras bravas sont des groupes organisés de supporters violents. La barra brava est un acteur impossible à ignorer au sein de l’univers du football argentin. Le football est un instrument politique, impliqué dans leur programme. La connivence et la complicité ont contribué à l’existence et à la perpétuité des activités de ces dernières. La barra de Boca, la Doce, a entretenu des liens étroits avec les acteurs du pouvoir, au sein du club et même au-delà : parmi des fonctionnaires, politiques, syndicalistes et policiers. En effet, Mauricio Macri, alors président de Boca Juniors, a fait preuve de complaisance avec la Doce (menée par le sulfureux Rafael Di Zeo), sans pour autant interférer directement dans les affaires lucratives des Jaune et Bleu : on évoque notamment une partie des billets de la Bombonera cédée à la barra brava. Gustavo Grabia, auteur de La Doce (dernière édition parue en 2011), est le journaliste en Argentine le plus connu traitant sur la violence dans le football, en particulier sur les barras bravas. Son ouvrage détaille la naissance de la barra, ses actes forts, son expansion mercantile et politique et ses collaborations sous fond de corruption.

À l’aide des travaux de Diego Murzi, sociologue argentin du sport, nous allons comprendre en quoi ces institutions baignées dans la délinquance et la corruption sont utilisées à des fins politiques. Dès lors, la dimension économique et mercantile propre au football régit ces groupes qualifiés de mafieux par la presse argentine. Leur importance et leur poids dans la société sont corrélées à l’impact immense du Beautiful Game sur le peuple albiceleste. Diego Murzi affirme que cette violence caractéristique des barras bravas a été également associée à d’autres phénomènes sociaux et politiques plus amples, propres à l’histoire du pays, tels que la pauvreté, l’inégalité sociale, la corruption et le clientélisme. Macri en fut le témoin privilégié en 2003 : des effluves de violence et des blessés en nombre lors d’incidents à la Bombonera, le tout orchestré par la Doce, obligent les autorités à suspendre un match entre Boca et Chacarita. Président de l’ONG « Salvemos al fútbol » (dont Diego Murzi fait partie), Mariano Bergés était juge au moment des faits, et a ouvert un procès sur tous les acteurs institutionnels ayant fait partie des incidents.

Contacté par nos soins, Diego Murzi nous en apprend davantage sur cette affaire : « Macri en faisait partie. Il fut inculpé d’avoir des liens avec la barra brava. Mais ce n’était pas un cas à part. D’une façon plus générale, quasiment tous les dirigeants dans le football argentin entretiennent des rapports avec les barras bravas. C’est inévitable lorsque tu es dirigeant dans le football argentin. Les dirigeants des clubs importants ont plus de possibilités d’échapper à ce type de liens toxiques mais Macri ne l’a pas fait ». Au cours de son mandat, Macri n’a pas contribué au financement de la barra, mais il n’en a pas moins freiné le développement de sa structure. « Il faut savoir que la Doce a gagné beaucoup de pouvoir et beaucoup d’influence durant son mandat, moment où Rafael Di Zeo a construit son pouvoir après la mort en prison d’El Abuelo » (José Barritta, ancien leader de la barra, ndlr), souligne Murzi, sociologue spécialiste de la violence chez les supporters en Argentine.

On observe cependant une nette bascule une fois Macri devenu maire : ce dernier développe un discours contre les barras bravas et plus globalement contre la violence dans le football. Il poursuit sa démarche jusqu’à son accession au pouvoir, ciblant les barras bravas comme la gangrène d’un football argentin meurtri, à l’instar du sociologue Sergio Levinsky, considérant qu’il faut éradiquer des stades toute personne identifiée à une barra brava. Le problème de la violence dans le football est devenu un argument politique, utilisé pour gagner des votes. L’exemple de Macri démontre la complexité de la mise en oeuvre d’une telle réforme : les politiques peinent, les mesures trainent, le problème subsiste et alimentera les futures campagnes. Diego Murzi l’explique au magazine suisse Le Temps dans le cadre des violences en marge de la finale retour de Copa Libertadores (novembre 2018, Superclásico River-Boca) : « pour le gouvernement argentin, l’intérêt autour du match détourne provisoirement l’attention des gens et permet de décompresser l’agenda social et politique au moment où le pays traverse sa crise économique la plus profonde des quinze dernières années« .

Le football : un appareil politique et mercantile constructeur de l’identité nationale

En Argentine, de nombreux pans de la société sont liés : le football, la haute politique, la haute finance, l’utilisation de la naïveté des fans à des fins électorales et le contexte social et économique. Un exemple probant, celui de Gustavo Arribas : ami de Macri depuis les années football et nommé responsable des services secrets en Argentine. Avocat de formation, il oeuvre à Boca Juniors comme agent de joueur dès 1995 avec la bénédiction de son ami proche, Mauricio Macri. « El Negro » (surnom d’Arribas) s’est lié d’amitié avec Macri à travers le football, les deux étant habitués des tournois amateurs. Le duo est cité au sein de divers scandales de corruption concernant des transferts records sur le continent Sud-américain (Voir chapitre 13 de l’œuvre de l’écrivain-journaliste Romain Molina, La Mano Negra). Rafael Bielsa (ancien ministre de Néstor Kirchner et frère de Marcelo) accusera même Macri en plein débat public d’avoir converti Boca en un centre de négociations privées. À l’heure de prendre ses quartiers au sein de la Casa Rosada, Macri choisit Arribas, un notaire et entrepreneur inexpérimenté en politique, à la tête des services secrets argentins.

Les critères qui valent au « Negro » une place de choix au sein du pouvoir sont similaires aux valeurs associées au potrero (il s’agit de l’espace de jeu des petits garçons en Argentine) : la débrouille, le rouerie et la tromperie. Son sens du vice et sa science de la triche comptent parmi les rouages essentiels afin de mener à bien une carrière politique. Lors du scandale des Panama Papers (2016) confrontant Macri et son entourage à des accusations de corruption, l’implication d’Arribas, alors directeur des services secrets argentins et suspecté, rappelle la densité des intersections entre jeux politiques et football. Sous le mandat de Cristina Kirchner, les services secrets argentins furent déjà pointés du doigt en 2015 de faits d’espionnage abusif pour le compte de la présidence. Dernière polémique en date, alors que le président a annoncé qu’aucun fonctionnaire ne se déplacerait pour la coupe du monde 2018, l’ex-agent de joueur a été aperçu en Russie. « Le chef des espions », personne influente et on ne peut plus proche du chef de l’État argentin justifie sa présence comme une marque de soutien à l’équipe nationale présente sur place, à plus de 13 000km du pays de Borges. Preuve s’il en est de l’importance du football pour ces dirigeants.

Au-delà du sophisme lié à la passion sans bornes des argentins pour des institutions footballistiques qui régentent les hautes sphères de la société Albiceleste, le caractère populaire et unificateur du fútbol fait de ce dernier un acteur central et omniscient de l’ex-région des Provinces-Unies du Río de la Plata. Du fait de l’importance de ce sport dans l’histoire du pays, c’est dans l’univers du football que se sont produites la plupart des intersections entre monde politique et monde sportif. L’exemple Macri illustre l’attribut unique et privilégié du football, servant à de nombreuses reprises à conférer autorité et légitimité à des gouvernements de tous horizons politiques tout au long de l’histoire argentine. La question des rapports entre football et nationalisme, à travers le prisme de l’identité nationale, a été l’objet d’étude de nombreux sociologues et auteurs argentins (tels qu’Eduardo Archetti et Pablo Alabarces). Ces travaux ont proposé d’excellentes analyses du rôle du football en tant que lieu de la représentation de la nationalité, et sa fonction d’écrin au principe de masculinisme.

Maradona énonçait qu’ « [il avait] un avantage sur les politiques : eux, ils [étaient] publiques et [lui], [il était] populaire ». En effet, malgré son ascendance fortunée et son statut de millionnaire, Macri a fait d’énormes efforts pour ne pas apparaitre comme quelqu’un appartenant aux élites. Carlos Pagni, journaliste politique au journal La Nación, a côtoyé de très près l’ancien de Boca. Selon lui, Macri s’est profondément attaché à éclaircir une image déjà fortement écornée par un train de vie luxueux, entre conquêtes féminines et voyages en jet privé. Les bons résultats sportifs ont quant à eux contribué à le peindre aux yeux des électeurs comme un homme capable de diriger.

L’exemple le plus récent, celui de Matías Lammens, président du club de San Lorenzo, perpétue la tradition du rite de passage menant des hautes strates du football à celles de la politique. Le jeune dirigeant (39 ans) s’est en effet vu offrir un champ d’action sur la scène politique : il vient d’être retenu comme candidat défendant le kirchnerisme dans l’optique de briguer la mairie de Buenos Aires. On observe des liens étroits entre la vie politique à l’intérieur d’un club et la vie politique nationale ou municipale en Argentine. Cette dernière demeure l’un des derniers pays conservant des clubs sous la forme d’associations civiles, à but non-lucratif. En effet, il n’y a pas de clubs qui soient des sociétés anonymes ou des clubs privés. Et comme nous le souligne l’éminent sociologue Diego Murzi, « la vie démocratique et politique d’un club, c’est un miroir de la vie politique de la communauté au niveau national et municipal ».

Enfin, ce rapport (football-politique-société) teinté de passion, de larmes, de sang, de violence, de polémiques mais surtout d’amour et de fidélité nous est parfaitement illustré et décrit par Omar Da Fonseca (ex-international argentin et consultant sur BeIN SPORTS France), à l’œuvre cet été durant la Copa América au Brésil : « Un club en Argentine, c’est une histoire de fierté, d’identité, un truc qui va d’ailleurs trop loin à mes yeux. Même le président Macri parle du match (Boca-River, finale de la Copa Libertadores 2018) alors qu’il semble qu’il y a d’autres problèmes plus urgents dans le pays. Le premier ministre (Marcos Peña, ndlr), tout politicien ou tout acteur du secteur économique doit annoncer la couleur. Les médias sont en folie. À partir de 9h du matin, tu as 5 ou 6 chaines qui ne parlent que du match. Il faut remplir le vide, alors on passe des heures à raconter des histoires, inventer des polémiques, avoir des soupçons sur l’arbitre, cela n’a rien à voir avec du sport. C’est un feuilleton alimenté par tout un peuple. Les gens se réfugient derrière la passion, ils en oublient la réalité. Plus rien d’autre ne compte ». (extrait d’une interview donnée au magazine suisse Le Matin, publiée sur le site le 24/11/18).

Remerciements : Diego Murzi (Sociologue du sport argentin), Florent Torchut (Correspondant à Barcelone pour l’Équipe), Ruben Curiel (Journaliste So Foot, pigiste Le Monde).

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