Arles-Avignon, le mariage politique était presque parfait

Dans sa riche histoire, le football français a connu de nombreux rapprochements entre clubs. Parfois l’oeuvre d’un dirigeant mégalomane, d’autres fois murement réfléchis par les pouvoirs politiques locaux, ces fusions ont toutes une histoire singulière que nous allons aborder en quatre épisodes. Troisième volet avec le célébrissime AC Arles-Avignon qui, en six années d’existence, a marqué le football français. Conte de fées sportif pour certains, symbole d’une gestion catastrophique pour d’autres, le club est resté dans les mémoires de tout amateur de ballon rond. Récit politique d’un épisode unique.

L’histoire commence en 2006. L’Athlétic Club Arlésien, entraîné depuis un an par Michel Estevan, obtient une promotion en CFA. Le groupe enchaîne avec une deuxième montée consécutive et se retrouve en National à l’orée de la saison 2007-2008. Une ascension fulgurante pour le club, qui boxe dans la même catégorie que ses illustres voisins Martigues, Istres et Nîmes. Le promu fait mieux que figurer, et obtient une belle huitième place. Une saison achevée loin de la bataille pour le maintien, et embellie par un parcours en Coupe de France qui emmène Arles en huitièmes de finale. Le club des Bouches-du-Rhône poursuit son irrésistible ascension en mai 2009, en finissant sur le podium du National et en atteignant, pour la première fois depuis trente ans, la deuxième division.

Mariage de raison ?

Tout roule donc sportivement pour l’AC Arles, malgré – nous y reviendrons – des suspicions de matchs truqués dans la course à la montée. L’ascension du club est fulgurante, bien plus rapide que ne l’avaient envisagé les acteurs locaux. De fait, les infrastructures ne sont pas à la hauteur de la Ligue 2. La tribune unique stade Fernand-Fournier d’une capacité de 2 500 places ne remplit pas les critères requis pour accueillir des rencontres professionnelles. L’ACA et son président Jean-Marc Conrad doivent trouver une solution pour mettre l’enceinte aux normes. Or, en 2009, le taux de chômage dans la cité arlésienne est deux fois plus élevé que la moyenne nationale – 16,6% contre 8,9%. Frappé de plein fouet par la crise, le tissu économique local n’est pas suffisant pour, d’une part, financer les travaux du stade Fournier, et, d’autre part, assurer la pérennité de l’AC Arles dans le monde professionnel via l’appui de sponsors. Dans le même sens, l’abondance de clubs de haut niveau dans le département des Bouches-du-Rhône – l’OM en Ligue 1, Istres en Ligue 2 sans oublier Cassis-Carnoux en National – ne fait que disperser les soutiens financiers des collectivités

Le stade Fernand-Fournier, pas aux normes de la Ligue 2 (© Stades.ch)

Ainsi, l’équation est simple : en l’état, Arles n’a pas les moyens de s’engager en Ligue 2. Les solutions de repli ne manquent pas, mais jouer dans les stades voisins d’Istres ou Nîmes, outre la complexité logistique d’une superposition des calendriers, n’octroie pas la garantie d’un financement plus important. Surtout, la DNCG se veut pressante et bloque dans un premier temps la montée du club. Dans une impasse, l’ACA doit rapidement trouver une solution.

Dans le même temps, trente-cinq kilomètres plus au nord, la municipalité d’Avignon souhaite donner un nouveau souffle à sa politique sportive. Le club phare de la cité des Papes, l’Avignon Foot 84, valeur sure de la Division 2 des années 1960-70 avec un passage dans l’élite en 1976, n’est plus que l’ombre de lui-même. Alors en Division d’honneur, l’AF84 n’est même pas le plus grand club de l’agglomération, puisque le club de la commune banlieusarde du Pontet évolue en CFA 2. Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics locaux souhaitent une fusion entre les deux clubs afin de construire une vraie locomotive du football vauclusien. Souvent évoqué, ce rapprochement n’aboutit jamais et laisse la ville dépourvue de football de haut niveau. Ainsi, l’opportunité de négociations avec Arles tombe à pic.

L’AC Arles est mort, vive l’AC Arles-Avignon !

C’est par le biais d’Alain Bompard, adjoint aux sports à la mairie d’Avignon (UMP), que ces discussions sont menées. Père de l’actuel PDG de Carrefour, il est loin d’être un inconnu dans le milieu du football puisqu’il a présidé l’AS Saint-Étienne entre 1997 et 2003. Fervent partisan d’un développement sportif de sa ville, Bompard milite pour le rapprochement sportif entre Arles et Avignon. Reste à définir la forme que prendrait le partenariat. Très tôt, l’idée d’une fusion est écartée. Et pour cause, les statuts de la FFF empêchent deux clubs distants de plus de 15 kilomètres de fusionner, conséquence directe de l’épisode Toulouse-Red Star. Surtout, le rapprochement entre Arles et Avignon s’instaure en premier lieu sur demande des pouvoirs publics et non des clubs. En aucun cas il n’est question de joindre les entités sportives des deux cités, puisqu’il s’agit ici davantage d’un plan de contournement pour permettre à l’ACA de jouer en Ligue 2. En effet, la ville d’Avignon dispose d’un stade qui, même s’il nécessite quelques travaux, peut être validé par la DNCG. Ainsi, le Parc des Sports est mis à disposition de l’AC Arles, et la municipalité avignonnaise accepte de débourser le million d’euros nécessaire à sa rénovation. En contrepartie, la cité des Papes obtient un changement de nom du club dans lequel figure le sien. En mai 2009, sitôt la montée en Ligue 2 validée, l’Athlétic Club Arles-Avignon voit le jour.

Une de Vaucluse Matin, le 28 mai 2009

Le club change alors de logo, de nom et de stade, mais conserve toutefois ses structures d’entraînement à Arles. Toutes les parties semblent gagnantes dans l’affaires : Arles, qui valide in extremis sa montée malgré la DNCG, et Avignon, qui peut accueillir des rencontres de haut niveau. Comme le résume Alain Bompard, « Arles a besoin d’Avignon et Avignon a besoin d’Arles ». Seuls les supporters arlésiens, désormais contraints à parcourir les trente-cinq kilomètres qui les séparent de la préfecture du Vaucluse, peuvent se sentir lésés. « Ce stade et cette ville d’Avignon méritent un club de Ligue 2, si l’ACA valide son billet pour la Ligue 2, c’est tout le football de la région qui va en profiter », leur répond alors Jean-Marc Conrad, président de ce qu’il convient désormais d’appeler l’ACAA. Preuve de la demande avignonnaise, un véritable engouement se fait sentir avec la création d’un groupe de supporters. Il faut dire que le bassin démographique et économique offre un véritable potentiel à l’ACAA. Située aux confins du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et du Gard, l’aire urbaine d’Avignon compte 500 000 habitants, soit près de dix fois plus que son homologue arlésienne. Le potentiel économique y est en outre bien plus intéressant dans la quête de sponsors indispensable à la santé économique du club.

Les dirigeants manifestent une volonté de construire sur le long terme, comme en atteste le « projet L1 2015 », avec pour ambition d’atteindre l’élite à cette date. En attendant, Arles-Avignon s’attend logiquement à souffrir pour éviter la relégation au vu de son budget de 5,7 M€, le plus faible de la division. Preuve d’un fonctionnement « low-cost », le club ne compte que six employés et offre à ses joueurs un salaire moyen de 5 000 euros par mois.

Qu’à cela ne tienne, le promu provençal enchaîne les bons résultats et se mêle à la lutte pour la montée en compagnie des cadors Caen, Metz, Brest ou Le Havre. Le succès populaire est bien présent, le Parc des Sports affichant une affluence tout à fait correcte – 4 000 spectateurs en moyenne selon les données récoltées par le site surlatouche. Il faut dire que les résultats à domicile sont particulièrement brillants, puisque l’ACAA ne concède qu’une seule défaite face à Tours, sur un but d’Olivier Giroud. Le rêve de montée prend forme au soir de la 34ème journée, à la suite d’une victoire arrachée dans les arrêts de jeux à Metz, concurrent direct. Quelques semaines plus tard, Arles-Avignon réalise un exploit incommensurable en obtenant, à la suite d’une victoire contre Clermont, sa promotion en Ligue 1. Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier la performance du club, qui passe en cinq ans de la CFA 2 à la Ligue 1. 

Le 15 mai 2010, Arles-Avignon bat Clermont (1-0) et monte en Ligue 1 (© Le Monde)

Faiseur de miracles, l’entraîneur Michel Estevan est particulièrement mis en lumière. Il faut dire que le coach n’en est pas à son premier coup d’essai. Après une carrière de joueur dans la région – notamment passé par Arles… et Avignon, Estevan est parvenu à hisser Beaucaire, petit club du Gard, de la DH au National au tournant des années 2000. De fait, les montées successives obtenues avec le club lui donnent une certaine légitimité pour lorgner un meilleur contrat. Cependant, lorsque l’entraineur tente de négocier un salaire mensuel de 35 000 € par mois, le bât blesse. Arles-Avignon a la santé financière fragile, et ne semble pas pouvoir se permettre un tel écart à la grille salariale alors en vigueur. Alors que le nouveau contrat est dans un premier temps validé par le président Conrad, le comité directeur rejette la proposition et destitue Jean-Marc Conrad de son poste. Nous sommes en juin 2010, et Arles-Avignon doit préparer sa première saison dans l’élite sans son président… ni son entraîneur, destitué par le nouveau boss, Michel Salerno. Du moins le croit-on, puisqu’après avoir essuyé quelques refus (la presse de l’époque relaie les noms de Laurent Roussey et Jean-Pierre Papin), le président rappelle en urgence Michel Estevan une semaine plus tard. Outre le changement de direction, l’épisode a pour conséquence les départs conjoints du manager général, du préparateur physique et d’autres membres historiques de l’encadrement du club.

« Estevan, cinq ans pour construire. Salerno, trois mois pour détruire »

Pas la meilleure façon de se lancer dans le défi qui attend le club, en somme. De plus, Arles-Avignon doit faire face à de nouveaux obstacles. Structurels d’abord, car, en dépit des travaux entamés l’été précédent, la capacité du Parc des Sports reste maigre pour la Ligue 1. À ce titre, l’adjoint aux sports Alain Bompard valide un agrandissement massif : « 6,5 millions d’euros investis pour l’agrandissement du Parc des sports, qui a dû passer de 7 700 à près de 18 000 places ». Sportivement ensuite, l’ACAA doit se renforcer tout en palliant les départs de quelques cadres, comme André Ayew ou Maurice Dalé. Avec un budget de 18 millions d’euros, le club camarguais est interdit par la DNCG de recruter moyennant une indemnité. Alors, le club se tourne vers des prêts ou transferts gratuits. 

Un Parc des Sports new-look pour le premier match d’Arles-Avignon dans l’élite (© Stades et Spectateurs)

Pour mener ce mercato, le nouveau président Salerno s’entoure entre autres de son « conseiller » Rolland Courbis. Salerno est un homme bien connu dans le monde des affaires sudistes, puisqu’il détient un empire de restaurants, hôtels et boutiques à Montpellier – « il possède la moitié de la ville », affirmait un de ses serveurs au Point en 2012. Côté football, il n’est pas en restes puisqu’il a été président de l’AS Cannes entre 2001 et 2006, sans grande réussite. Après une tentative de rachat avortée à Sète, il entre au capital de l’ACAA lorsque l’entité est créée, en 2009. « Il était actionnaire minoritaire, mais il a tout de suite voulu s’immiscer dans les décisions sportives », tranche Estevan dans les colonnes du Monde quelques mois après. Pour sa défense, l’intéressé argue qu’il est « le seul à poser les sous sur la table » lorsqu’Arles-Avignon doit éponger un déficit de 850 000 euros à l’intersaison 2010. C’est au prix de cet investissement que Salerno obtient le départ de Jean-Marc Conrad et d’autres « arlésiens ».

D’argent, il en est donc question au moment de former l’équipe qui jouera en Ligue 1. Malgré son budget serré, le club parvient à attirer des anciennes gloires, comme les champions d’Europe grecs Basinas et Charisteas, ou encore les deux anciens madrilènes Pavon et Mejia. Au total, dix-huit recrues rejoignent un effectif complètement chamboulé. Héros de la montée, Benjamin Psaume revenait pour So Foot sur cette période particulière : « Cette intersaison 2010 a été très dure. On sort d’une superbe saison avec un groupe de potes. Mais les dirigeants ont viré énormément de joueurs. On s’est retrouvé à huit pour partir en stage, et un mois plus tard, on était une trentaine ».

Inévitablement, les résultats ne suivent pas. Sous pression après quatre défaites en autant de matchs, Arles-Avignon explose au Parc des Princes (0-4) à la mi-septembre. Le nouveau préparateur physique Robert Duverne, tristement rendu célèbre avec les Bleus en Afrique du Sud deux mois plus tôt, fait déjà ses valises. Déplorant le « manque de professionnalisme » du club, Duverne quitte également le navire car le président lui aurait proposé de le conduire… alors même que Michel Estevan est encore en poste. Plus pour longtemps cela dit, puisque Salerno, après avoir nié les affirmations du préparateur physique, renvoie une deuxième fois en trois mois le héros des montées. Le match suivant, qui devait être une fête pour le football local contre le voisin marseillais, se transforme en cauchemar : défaite 3-0 sur le terrain, et un public qui se retourne contre Salerno. Une banderole « Estevan, cinq ans pour construire. Salerno, trois mois pour détruire » est alors dépliée. Arles-Avignon devient la risée du football français, et s’enfonce au fil des défaites. Il en faudra onze avant que l’ACAA ne décroche enfin son premier point contre Caen. Entre temps, Faruk Hadzibegic tente de redresser une équipe à la dérive, mais le mal est fait. Après vingt-quatre défaites et trois petites victoires, le club est condamné dès la 31ème journée. Le groupe, qui « n’a pas le niveau » de l’avis même de son coach, retrouve la Ligue 2 une année après l’avoir quittée.

Ryad Boudebouz lors du dernier match joué par Arles-Avignon en Ligue 1 (© FC Sochaux)

Face à ce chaos sportif, les masques tombent. Car si la belle aventure sportive d’Arles-Avignon semblait les éclipser, les deux parties de l’entente entretiennent des divergences profondes rendant le projet difficilement gérable sur le long terme. Politiquement, d’abord. En effet, si la mairie d’Arles est conduite par le Parti communiste depuis 2001, la cité papale est quant à elle gérée par une mairesse appartenant au désormais ex-UMP. Mener un projet commun entre sensibilités politiques diamétralement opposées s’avère délicat. À ce titre, on assiste au fil du temps à une tentative de récupération du club de la part des élus avignonnais dès 2010. « 97% du sponsoring provient d’Avignon. Sans Avignon, ce club ne serait rien », lâche alors Alain Bompard, justifiant les craintes éprouvées par certains supporters arlésiens sur divers forums au moment de la fusion. Les querelles de clocher arrivent rapidement, à tel point qu’en 2010, le club se voit obligé de réaliser une partie de ses entraînements à Avignon pour rentabiliser les efforts financiers de la ville et, de fait, de renier un peu plus son identité arlésienne. De plus, les deux cités ne figurent pas dans le même département – ni dans le même district footballistique – et construisent une rivalité récente autour de la culture. Si Avignon est historiquement reconnue pour son Festival de théâtre, Arles tend à lui voler la vedette avec ses Rencontres photographiques.  

Un seul club, deux perdants

Dans ces conditions, et avec une perte d’attractivité du fait de sa saison calamiteuse en Ligue 1, Arles-Avignon est, deux ans après sa création, déjà sur la pente descendante. Relégué en Ligue 2, le club n’ambitionne pas vraiment la remontée et affiche, une nouvelle fois, l’un des budgets les plus faibles de la division. Après une saison mouvementée, le club se maintient dans le ventre mou, puis enchaîne avec deux autres saisons en milieu de tableau. On pense l’ACAA prête à se stabiliser en Ligue 2, d’autant que la réserve accède à la CFA 2. Mais Arles-Avignon n’intéresse plus grand monde et attire rarement plus de 2 000 spectateurs. Redevenu anonyme, le club se fait davantage remarquer dans la rubrique « faits divers ». L’ex-directeur sportif Fabrice Bertone est ainsi condamné en 2012 à dix mois de prison avec sursis pour « tentative de corruption ». Le dirigeant est suspecté d’avoir promis à des joueurs de les recruter à l’issue de la saison 2008-2009 si ceux-ci laissaient le club monter en Ligue 2, avec des soupçons sur « huit ou neuf matchs ».

À l’orée de la saison 2014-2015, Arles-Avignon effectue un recrutement osé, avec de nombreux anciens internationaux comme Mamadou Niang, Pascal Chimbonda, Jonathan Zebina ou Gaël Givet. Comme un air de déjà-vu, l’empilement d’ex-gloires tourne au fiasco. Après un partenariat infructueux avec l’AS Monaco de Luis Campos, le club tombe vite à la vingtième place pour ne jamais la quitter. Relégué en National, l’ACAA est en proie à des difficultés financières importantes. Le déficit est évalué à 1,5 M€, et est chronique pour le président Salerno : « Nous n’avons pas de sponsor, pas d’aide publique et pas assez d’entrées au stade ». Sans que personne ou presque ne s’en désole, Arles-Avignon dépose le bilan en septembre 2015 et est rétrogradé administrativement en CFA puis en DHR, au sixième échelon. N’ayant plus aucune perspective de haut niveau, Avignon se retire du projet. Après six ans d’existence, l’AC Arles-Avignon n’existe plus. C’est désormais l’AC Arles qui a pris le relai. Le club ne semble pas avoir digéré cet épisode, et continue de couler. Après une embellie marquée par une remontée en Régional 1 (sixième division) en 2017-2018, Arles est redescendu l’année suivante et n’est pas passé loin de la correctionnelle cette saison. Avant-dernier de sa poule de R2, l’ACA n’a dû son salut qu’à un repêchage in extremis après l’interruption de la saison. Qu’il semble loin, le temps où Arles et Michel Estevan enchainaient les montées…

De son côté, Avignon n’est pas non plus sorti indemne du partenariat. Suite à la liquidation judiciaire à l’été 2015, la municipalité a vendu certains sièges de son Parc des Sports, qui avait pourtant coûté plusieurs millions d’euros, à Alès. Les travaux en grande pompe des étés 2009 et 2010 semblent bien loin, et le stade est aujourd’hui utilisé par l’équipe de rugby à XIII. Chantier du mandat d’Alain Bompard, la présence d’un club de haut niveau à Avignon n’est plus qu’un lointain souvenir. Juste avant de quitter son poste en 2014, et alors que l’ACAA était encore en Ligue 2, ce dernier dressait le constat d’échec en déclarant que « le Grand Avignon est passé à côté du sport ». Pour l’ex-adjoint aux sports, la municipalité n’a rien à se reprocher : « Il y avait quand même près de 10 000 spectateurs par match l’année de la Ligue 1 et en cinq ans, le coût du stade a été amorti. Il a permis d’organiser un match de coupe du monde de rugby à XIII. Mais nous n’avions pas prévu que la gestion sportive soit aussi catastrophique ». En attendant, le club majeur de l’agglomération vauclusienne se trouve désormais au Pontet, qui a désormais inclus la dénomination « Grand Avignon » dans son nom pour accroître sa visibilité. Comme un symbole, le club coule à son tour et est passé de la CFA en 2017 à l’avant dernière place de R2 aujourd’hui. À croire que le football avignonnais est maudit…

Elio Bono

Papa de la famille FootPol. Amateur d'Italie, de bonne nourriture, de balle ovale et d'Espagne.

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